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Le Teil, ensemble pour l’emploi

S’organiser pour expérimenter contre le chômage de longue durée

L’initiative Territoire zéro chômeur de longue durée (TZCLD), qu’est-ce que c’est?

Il s’agit d’une nouvelle approche de la lutte contre la privation d’emploi qui part de plusieurs constats:

  • Ce ne sont pas les compétences qui manquent : il faut partir des demandeurs d’emploi et de leurs compétences.
  • Ce n’est pas le travail qui manque : il faut partir des besoins du territoire en créant des emplois supplémentaires et en mettant les acteurs en dynamique.
  • Ce n’est pas l’argent qui manque : puisque chaque année le chômage de longue durée entraîne de nombreuses dépenses et manques à gagner que la collectivité prend à sa charge.

Le projet TZCLD propose donc la création d’entreprise à but d’emploi (EBE) sur les territoires sélectionnés. Le but d’une telle entreprise est d’embaucher en CDI des chômeurs de longue durée pour rendre des services utiles identifiés au préalable sur la commune. Elle prend soin de ne pas faire de concurrence et de ne pas détruire d’emplois. Les besoins sont très divers : certains projets ont jusqu’à 40 activités différentes afin de répondre aux besoins non pourvus sur le territoire.

TZCLD sur le territoire du Teil

En 2016, on comptait 10 territoires expérimentaux. En 2020 ce serait entre 40 à 50 territoires et Le Teil prépare activement sa candidature. La ville organisait d’ailleurs le 26 octobre dernier une « grève du chômage » pour lancer ce projet.

L’équipe municipale a toujours considéré que le traitement du chômage est une affaire collective et qu’une mobilisation au niveau communal et intercommunal est un accélérateur de réussite. C’est avec un sens affirmé de ses responsabilités qu’elle travaille depuis 2008 en étroite collaboration avec les différents partenaires de l’emploi (Pôle emploi, Mission locale Moyenne Vallée du Rhône, de la Direction territoriale Conseil départemental de l’Ardèche,  associations comme impact H, Cap emploi…).

Le travail quotidien, basé sur une connaissance réelle des chômeurs de longue durée, conjugué à leur compréhension du contexte local, a permis de proposer une liste de travaux qui pourraient être conduits par les demandeurs d’emplois.

Le soutien des associations et de tous les acteurs du territoire est très important pour permettre à ce projet de voir le jour. Il permettra de cibler au mieux les besoins sur le territoire et de pouvoir créer les emplois nécessaires au sein de l’entreprise à but d’emploi. 

Par ailleurs, les entreprises du territoire sont largement associées à la dynamique et ont déjà exprimé leur volonté de participer au projet.

Plus d’informations sur le projet Territoires zéro chômeur : https://www.tzcld.fr

Cette initiative sera présentée lors du CaféLaboQUARTIERS du 5 février 2019, au Teil. Je veux rencontrer le porteur de ce projet !

Les plombiers du numérique

Une école pour raccorder les jeunes aux métiers de la fibre

Fondée par l’association Impala Avenir, l’École des Plombiers du numérique permet aux jeunes sans qualification et sans expérience professionnelle, principalement issus des quartiers prioritaires, d’être formés rapidement à des métiers qui recrutent dans les domaines de la fibre et des infrastructures numériques.

Après Chelles, Bordeaux, Marseille, Lyon et Châlons-en-Champagne, un sixième campus a ouvert en novembre 2018 à Romans-sur-Isère (Drôme). Il est porté par le groupe Archer (acteur de l’insertion par l’activité économique), en association avec la Mairie de Romans, la CCI, le syndicat mixte ADN, le FAFTT, l’organisme de formation CEFORA et la fondation Break Poverty.

En tant qu’acteur de l’insertion sur la Drôme notre devoir est d’accompagner nos jeunes vers des métiers nouveaux. Le déploiement de la fibre optique dans la région est une formidable opportunité pour attirer ces publics

Christophe Chevalier, Président du groupe Archer

À Romans, la formation proposée associe à la fois une remise à niveau appliquée aux métiers de la fibre en français et en mathématiques, l’acquisition des gestes techniques nécessaires à l’exercice du métier de technicien de la fibre optique, ainsi que 21 heures de conduite. Au total, ce sont 400 heures de formation proposées sur une durée de 3 mois. L’objectif est de les former au métier et leur faire découvrir les codes de l’entreprise pour favoriser leur intégration dans l’entreprise à l’issue de la formation. Pendant la durée de la formation, les jeunes sont salariés en contrat intérim. Après la formation, ils seront délégués par ces mêmes entreprises de travail temporaire dans les entreprises du secteur de la fibre.

Au 2ème semestre 2018, à la suite d’une mobilisation des partenaires socio-professionnels du territoire, une présentation du dispositif a été faite à laquelle ont participé 50 personnes. 30 ont été reçues en entretien individuel, et 16 d’entre-elles ont été retenues pour participer à deux journées de découverte du métier en entreprise. À l’issue de ces journées, 12 jeunes ont été sélectionnés, sur le critère principal de la motivation, pour participer au programme de formation.

Contact : Stéphanie Pallais, artim@archer.fr

Retour sur la 6ème rencontre CaféLaboQUARTIERS, le 12 février 2019, au Teil (07)

La 6ème rencontre CaféLaboQUARTIERS s’est déroulée le 12 février 2019 au Teil en Ardèche.

53 personnes (Ardèche, Drôme, Rhône, Isère) étaient présentes pour cet échange entre professionnels du Développement Social Urbain et acteurs de la création d’activité, du développement économique, de l’innovation, de l’Économie Sociale et Solidaire et du numérique et sont repartis avec des idées, des envies, des contacts.

6 projets innovants issus des quartiers populaires et qui contribuent aux dynamiques économiques locales ont été présentés :

Merci aux porteurs de projets et aux participants pour leurs apports et leur enthousiasme.

Ils nous ont dit:

# Ce qui nous a marqué durant la matinée:

La convivialité, les énergies positives, la richesse des échanges, la diversité des intérêts et des participants, l’importance du collectif

# On repart avec:

Des idées d’actions, des contacts, de l’envie, de l’espoir, de l’inspiration, de la motivation


La presse parle de nous!

Cet événement était organisé en partenariat avec la ville du Teil

avec le soutien de

Retour sur la 5ème rencontre CaféLaboQUARTIERS

Le 5ème CaféLaboQUARTIERS s’est déroulé le 30 janvier 2018 à Cusset, dans l’Allier, en collaboration avec Vichy Communauté.

Plus de 50 participants de l’Allier, du Cantal, de la Loire, du Puy-de-Dôme étaient réunis au Kube Center (espace de coworking) pour parler innovation économique et sociale dans les quartiers.
Techniciens et élus de collectivités locales, représentants des services de l’État, chefs d’entreprises, experts du numérique, conseillers citoyens, consultants, accompagnateurs de la création d’activité, acteurs associatifs ont pu découvrir et discuter autour de 6 initiatives  pour faciliter l’accès à l’emploi et favoriser l’esprit d’entreprendre dans les quartiers.
Merci à Aformac, Actypôle-Thiers et la ville de Thiers, la mission locale de Moulins, les CIDFF 03 et 63, Nov’events, le médiateur de quartier de Cusset, d’avoir joué le jeu. Merci également à tous les participants pour leurs apports.

Ils nous ont dit :  » on repart avec…
#de nouveaux contacts
#des nouvelles perspectives
#des exemples permettant de se dire que c’est possible
#des informations, des idées pour faire évoluer notre projet
#l’envie de poursuivre
#des outils d’animation pour nos territoires

Découvrez ici quelques photos en souvenir de cette rencontre…

La presse parle de nous !

Le médiateur de quartier

Connecter les habitants éloignés de l’emploi aux entreprises locales

Dans le quartier Presles Darcins de Cusset (agglomération de Vichy), le médiateur social est le maître d’œuvre d’une dynamique partenariale en faveur de l’emploi.

Tout a commencé en 2016 avec le recrutement du médiateur par la Ville de Cusset. Sa première mission a été de réaliser un diagnostic et une enquête de proximité qui ont permis de mettre en lumière les situations vécues dans le quartier :

  • des demandeurs d’emploi motivés mais confrontés à des freins entravant leurs recherches,
  • des habitants éloignés de l’emploi, inconnus aussi bien des institutions que des structures d’insertion professionnelle.

Soutenu par une forte volonté politique locale, le médiateur s’est alors attelé à créer les conditions d’une dynamique en faveur de l’emploi des habitants du quartier. Deux grands types d’actions ont vu le jour : accompagnements individuels et organisation d’évènements propices à la rencontre entre demandeurs d’emploi et acteurs économiques locaux.
L’accompagnement passe par la détection des personnes en recherche d’emploi, leur mise en relation avec les professionnels locaux (Pôle emploi, la mission locale, agences de travail intérimaire, associations d’aide au retour à l’emploi) et le suivi de leur parcours.
En ce qui concerne les évènements, on recense : 9 journées de l’emploi (600 participants) ; 2 journées de simulation d’entretiens d’embauche ; la mise en place de parrainages de chefs d’entreprise cussétois avec les demandeurs d’emploi (à venir).

Cette dynamique est le fruit du travail du médiateur qui a progressivement tissé des liens entre les habitants, les acteurs de l’emploi et de l’insertion, ainsi que les entreprises du territoire. Ce travail passe, d’une part, par sa présence quotidienne sur le quartier pour désormais être identifié des habitants et bénéficier de leur reconnaissance ainsi que de leur confiance. D’autre part, il passe par le partenariat avec l’ensemble des acteurs économiques locaux. Ce partenariat est considérablement favorisée par l’engagement des entrepreneurs locaux en faveur du développement économique de leur territoire (1).

La démarche globale, menée par la Ville de Cusset, a été distinguée au niveau national en 2017 avec l’attribution du prix « Développement économique local et de l’entrepreneuriat » du concours S’engager pour les quartiers.

Contact : ramzi.khlaifi@ville-cusset.fr, médiateur social

(1) constitués en association : le Made in Cusset Entreprises.

Territoire zéro chômeur de longue durée

Actypôles-Thiers lutte contre le chômage en développant des activités utiles pour le territoire

En France, plusieurs millions de personnes sont privées d’emploi alors que toutes possèdent des compétences pour exercer une activité. Pourquoi ne pas utiliser les allocations versées aux chômeurs de longue durée afin de les réaffecter à la création d’emplois dans les territoires ? Tel est en tout cas l’objectif de l’expérimentation «Territoires zéro chômeur de longue durée», lancée en janvier 2017 dans dix territoires volontaires (cf. encadré ci-après), dont Thiers et Villeurbanne en Auvergne – Rhône-Alpes. L’expérimentation vise à embaucher en CDI et à temps choisi, des personnes au chômage depuis plus d’un an, rémunéré sur la base du Smic. Leurs missions correspondent à des besoins locaux peu développés car peu solvables.

À Thiers, la ville a soutenu la création d’Actypôles-Thiers, une « entreprise à but d’emploi » (EBE) et gérée avec le statut de société coopérative d’intérêt collectif. S’appuyant sur une volonté politique forte et un partenariat local, son capital est constitué de financement public et privé. L’EBE emploie 47 personnes, repérées grâce au service public de l’emploi. « Plutôt que réaliser un bilan de compétence, on leur demande ce qu’ils aiment et savent faire ou auraient envie d’apprendre », indique Laure Descoubes, directrice d’Actypôles-Thiers.

Présidée par l’ancien directeur du Pôle emploi de Thiers, l’entreprise agit en lien avec les partenaires institutionnels, les associations locales et développe ses activités en subsidiarité des autres entreprises, notamment les structures de l’insertion par l’activité économique. Un an après son démarrage, l’entreprise propose plusieurs activités différentes : médiation dans les transports, garage et mobilité solidaire, reconditionnement informatique, gestion des espaces verts,…

L’expérimentation nationale portée à son démarrage par l’association ATD Quart Monde et d’autres acteurs de la lutte contre l’exclusion, s’appuie sur la loi du 29 février 2016  d’expérimentation territoriale visant à résorber le chômage de longue durée. 
Depuis janvier 2017, 10 territoires ruraux et urbains, ont démarré l’expérimentation dont 2 territoires en Auvergne-Rhône-Alpes, Thiers (Puy-de-Dôme) et Villeurbanne quartier Saint-Jean (Rhône). L’ensemble des EBE emploient environ 400 personnes à ce jour. Pour animer, développer et capitaliser sur cette expérimentation, l’association nationale Territoires zéro chômeur de longue durée a été créée en octobre 2016. De nombreux territoires volontaires se mobilisent pour mettre en œuvre la démarche. Une seconde vague d’expérimentation est à l’étude.

 Contactlaure.descoubes@actypoles-thiers.fr

Christophe Castanie, directeur général adjoint à la ville de Thiers ccastanie@thiers.fr

 

 

 

 

 

Le Groupement de Créateurs

Faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en s’appuyant sur leur esprit d’entreprendre

Depuis 2015, la mission locale de Moulins, dans l’Allier, accompagne les jeunes qui ne sont ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, à travers la constitution d’un Groupement de Créateurs. En employant la pédagogie de projet, elle soutient leur envie d’entreprendre en favorisant l’acquisition et le développement de leur autonomie. La finalité reste l’insertion socio-professionnelle des jeunes, mais l’envie d’entreprendre est utilisée comme catalyseur.

Déployée avec l’aide de l’association nationale des Groupements de Créateurs, cette démarche implique trois partenaires locaux:

  • la mission locale de Moulins pilote le projet,
  • l’Institut universitaire de technologie de l’Allier propose une formation validée par le diplôme universitaire de création d’activité: le Duca,
  • la BGE Auvergne (réseau d’appui à la création d’activité) apporte l’expertise économique aux projets des jeunes.

Concrètement, le dispositif prévoit deux étapes :
1/ La première, dite d’émergence, dure 2 à 6 mois. Elle vise à passer de l’envie au projet. 
Il s’agit de permettre aux jeunes de mieux se connaître en tant que porteur de projet, identifier leurs compétences, leurs motivations et leurs contraintes. L’objectif est aussi de définir précisément leur idée et découvrir l’environnement de leur projet (secteur d’activité, marché, besoins d’investissement…).
À l’issue de cette étape, chaque jeune peut décider d’entreprendre seul, repartir dans une démarche de recherche d’emploi ou faire le choix de se former. Il passe alors à la deuxième étape du dispositif.
2/ D’une durée de 6 mois, le Duca est une formation universitaire ouverte sans condition de Baccalauréat.
Cette formation permet au jeune d’acquérir les compétences techniques nécessaires pour concrétiser son idée (informatique, communication, juridique, fiscalité, gestion d’entreprise, commerciale et conduite et gestion de projet). En fin de formation, la soutenance vise à convaincre les partenaires et experts mobilisés de l’aider à poursuivre. 

Au total, 80 jeunes bourbonnais ont été ou sont actuellement suivis dans le cadre du Groupement de Créateurs. 52% sortent positivement en créant leur activité, en trouvant un emploi ou en se lançant dans une formation. « Dans tous les cas, l’expérience amène les jeunes à adopter une autre posture dans leur recherche d’emploi », souligne Sabine Dubessay, directrice de la mission locale de Moulins.

 Contact: Sabine Dubessay, directrice sdubessay.mlmoulins@gmail.com

En savoir plushttp://www.ml-moulins.fr/203_Groupement-de-createurs.html 

 

Les Maisons digitales

Former les femmes aux usages numériques pour favoriser l’accès à l’emploi

Les CIDFF du Puy-de-Dôme et de l’Allier font de la formation au numérique un levier essentiel pour l’accès à l’emploi des femmes, en déployant le programme Maison digitale de la fondation Orange.

La maîtrise des usages du numérique est un enjeu crucial que ce soit pour l’accès aux droits (face à la dématérialisation des services publics) ou pour l’insertion professionnelle. Or les habitants des quartiers de la politique de la ville, et plus singulièrement les femmes, sont particulièrement touchés par le phénomène d’exclusion numérique. « C’est un public très éloigné du numérique, qui ne s’y aventure pas. Tout ce qui concerne l’informatique ou le numérique, elles préfèrent déléguer à leurs enfants », témoigne Larme Mignol, directrice du CIDFF du Puy-de-Dôme.

Certains CIDFF, structures associatives promouvant l’autonomie des femmes et leur insertion professionnelle, ont fait de la formation au numérique une priorité d’action. Il s’agit d’une part de mettre toutes les chances du côté des femmes pour accéder à l’emploi et d’autre part de mieux outiller les entrepreneures. À travers le programme Maison digitale, la fondation Orange leur permet de s’équiper en outils numériques. La fondation les met également en lien avec des bénévoles salariés ou retraités d’Orange, pour une meilleure prise en main des outils ou pour l’animation des ateliers.

Cette formation vient en renfort et en complément des démarches d’accompagnement des femmes des quartiers vers l’emploi et à la création d’activité que les CIDFF mènent depuis de nombreuses années. Dans le Puy-de-Dôme, la Maison digitale, située au cœur du quartier Croix Neyrat, a une année d’existence (ouverture en février 2017). La Maison digitale de l’Allier verra quant à elle le jour au printemps 2018 et aura la particularité d’être itinérante sur le département. Les deux structures proposent divers ateliers thématiques, dont : prise en main des outils numériques (ordinateurs, tablettes, vidéo projecteur, Raspberry Pi, imprimante, clés USB…); utilisation des sites et applications clés (comme la CAF, le Pôle emploi…); recherche d’emploi en ligne; élaboration de CV…

Contacts: Estelle Verneret-Bord coordination@egalite-allier.fr
Justine Mercier com.cidff63@orange.fr