Category Archives: initiatives repérées

« Ma Boutique à l’essai »

Comment une commune peut-elle agir pour redynamiser le commerce dans un quartier prioritaire ?
Réponse avec la ville de Saint-Chamond dans la Loire, qui revient dans ce reportage sur ses axes d’intervention pour développer économiquement le quartier « centre-ville » et qui présente l’expérimentation « Ma boutique à l’essai ».
Retrouvez également dans cette vidéo le point de vue du commerçant, partenaire de l’opération.

LAB01

Ce 5ème reportage met en lumière le « LAB01 », à Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain. Ce lieu créatif inauguré en 2016 rassemble un espace de coworking, un fab lab et un living lab. Fréquenté par des entrepreneurs ou des salariés, LAB01 propose aussi des portes ouvertes pour le grand public et accueille des ateliers animés par la MJC ou le centre social pendant les vacances scolaires pour les jeunes d’Ambérieu.

Avec cette vidéo, Labo Cités prolonge sa série de reportages, intitulée “Innovation sociale et numérique dans les quartiers”, qui présente des acteurs et projets économiques innovants en faveur des habitants des quartiers populaires en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces projets intègrent tous, à leur manière, une dimension numérique.

Ces projets sont tous, à leur manière, résolument tournés vers le numérique : ils utilisent le numérique pour se développer et accroitre l’implication des habitants, ET/OU forment les habitants aux nouveaux usages et métiers du numérique.

Reportage réalisé avec le soutien de

Les petites cantines

Un réseau de cantines de quartier en alimentation durable, pour resserrer les liens de proximité

À Lyon, comme à Paris ou à Marseille, 45% des citadins se plaignent de la solitude. Cela peut concerner des personnes en difficulté économique, en recherche d’emploi, mais aussi en rupture personnelle (divorce par exemple) ou en mobilité professionnelle. C’est pour remédier à cette problématique croissante de l’isolement en ville que l’association les Petites Cantines a vu le jour en 2015 en proposant le concept de cantines de quartier.

Dans une cantine de ce type, les habitants contribuent au repas comme à la maison : intergénérationnel, participatif et convivial.
« C’est un peu comme une salle à manger à l’échelle d’un quartier où chacun met la table et la main à la pâte », souligne Diane Dupré la Tour, co-fondatrice et déléguée générale des Petites Cantines. L’entrée et le dessert sont préparés dans la cantine par des convives encadrés, et le plat de résistance est concocté par un chef cuisinier pour ensuite être réchauffé sur place. Et tout cela, à base de produits locaux. Les convives sont accueillis par un maître de maison et des « cantineurs » bénévoles dont la mission est de faciliter la mise en relation entre voisins.

Cette formule constitue une alternative moins onéreuse que le restaurant et favorise l’accès des habitants à une alimentation de qualité. L’association a opté en premier lieu pour le système PWYW (Pay what you want). Le principe : les personnes sont libres de donner ce qu’elles souhaitent, en fonction de leurs moyens.

Après une série de cantines éphémères réalisées entre novembre 2015 et mars 2016 au cœur du quartier de la Duchère à Lyon, l’association va ouvrir sa cantine-pilote à Vaise en septembre 2016. Des entreprises, fondations, collectivités et associations locales sont engagées dans le projet. Avec leur appui, des cantines pourront voir progressivement le jour dans d’autres quartiers de la Métropole. L’association pourrait évoluer vers un statut de société coopérative d’intérêt collectif (Scic). À terme, les locaux pourront également être mis à disposition de partenaires privés et publics ou encore des habitants impliqués dans le projet.

Des contacts sont établis avec des équipes politique de la ville et des bailleurs sociaux. « Notre expérience à la Duchère a été très bénéfique pour le projet. Nous serons prêts à saisir des opportunités de s’implanter dans d’autres quartiers en politique de la ville, une fois que le cadre du projet sera installé ».

Contact : Diane Dupré la Tour, co-fondatrice et déléguée générale – diane@lespetitescantines.org

En savoir plus : https://www.facebook.com/LesPetitesCantines

La Retap’

La Retap’ : une ressourcerie en co-traitance, implantée sur le bassin de vie burgien

L’activité d’une ressourcerie consiste à collecter des objets réemployables, par l’intermédiaire des déchèteries, les réparer puis les revendre à prix modique. En somme, il s’agit de donner une seconde vie aux objets (bibelots, meubles, électroménagers, livres, vélos, vaisselle…) dans une perspective de réduction et de valorisation des déchets. Outre le fait qu’elle couvre le territoire de six intercommunalités, dont l’agglomération de Bourg-en-Bresse, la ressourcerie La Retap’ est remarquable à deux points de vue: son élaboration partenariale et son modèle économique. C’est en effet une initiative collective qui a vu le jour en octobre 2014, aux termes d’un travail collectif de cinq années, conduit par l’intercommunalité et rassemblant divers acteurs locaux. Le modèle économique, co-construit dans ce contexte, présente les caractéristiques suivantes:

  • Une hybridation des financements

Cet équipement territorial est financé, pour son fonctionnement, pour 1/3 par le versement d’une prestation annuellement versée par les collectivités (équivalent à 1,5€ par habitant de chaque commune). 1/3 du financement provient de la vente des produits réemployables et le dernier tiers est issu des contrats aidés soutenus par l’État. En effet, l’activité a permis la création de 30 postes en insertion. Côté investissement, le bâtiment et les travaux pour réaliser l’atelier de réemploi ont été financés par Bourg-en-Bresse agglomération, le conseil départemental de l’Ain et l’Ademe.

  • Un fonctionnement en co-traitance

La Retap’ fonctionne grâce à l’implication de quatre structures, chacune apportant son savoir-faire, selon son identité propre. Quinso-Fonlupt : entreprise privée de gestion des déchets. Elle a été force de conviction auprès des décideurs locaux lors de la construction du projet et met à disposition, notamment, le matériel de collecte. Ainter’services : structure d’insertion par l’activité économique. Elle emploie les valoristes présents dans les déchèteries pour récupérer les objets. L’association Tremplin : s’occupe du reconditionnement, de la remise en état et de la vente d’une partie des objets. Emmaüs : s’occupe de la remise en état de certains objets et assure la vente.

Le bâtiment où se fait le réemploi se trouve à proximité du quartier prioritaire de la Reyssouze, à Bourg-en-Bresse. Une fois reconditionnés, les objets sont classifiés et envoyés en magasins. La matière non-réemployée part au recyclage. Le magasin de vêtements, géré par l’association Tremplin, est situé dans la zone commerciale proche du quartier de la Croix blanche, qui est également un quartier en politique de la ville de Bourg-en-Bresse.

Contact: Laurence Croppi, directrice du service Environnement à Bourg-en-Bresse Agglomération – laurence.croppi@bourgenbresse-agglomération.fr

En savoir plus:  vidéo de présentation de La Retap’

Les initiatives repérées

Retrouvez dans cette rubrique les initiatives repérées par Labo Cités depuis l’été 2015.

VoisinMalin : faciliter l’accès aux services de proximité dans les quartiers … grâce aux habitants

Sur l’impulsion de l’entreprise sociale VoisinMalin, des habitants vont à la rencontre des autres habitants, à leur domicile, pour les informer, recueillir leurs besoins ou les accompagner dans leurs démarches quotidiennes.
Le déploiement de VoisinMalin est à l’étude dans d’autres villes, notamment à Lyon.
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La Retap’ : une ressourcerie en co-traitance, implantée sur le bassin de vie burgien

Zoom sur une activité économique en proximité de deux quartiers de la politique de la ville de Bourg-en-Bresse, qui donne une seconde vie aux objets, dans une perspective de réduction et valorisation des déchets. Le modèle économique de cette ressourcerie intercommunale se remarque par l’hybridation des financements et par son fonctionnement en co-traitance.

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