Category Archives: à Grenoble /// le 4/11/2014

à Grenoble (2014)

Les 6 projets présentés à Grenoble

Cliquez sur l’image pour accéder à la description du projet souhaitée :

Logo accorderie petit

L’Accorderie de Grenoble,
un réseau d’entraide et d’échange de services

ruesdudéveloppementdurable1

Rues du Développement Durable, à Saint-Étienne
aider les entrepreneurs à s’installer dans des locaux adaptés

Sereale

Sereale, à Grenoble
la plateforme locale de services entre particuliers

VRAC

VRAC, sur l’agglomération lyonnaise
l’achat groupé dans nos quartiers

artisterie

L’ArTisterie à Fontaine,
un pôle culturel de l’économie sociale

Le Fab Lab de La Casemate à Grenoble, un espace de fabrication numérique et de partage des savoir-faire

Le Fab Lab de La Casemate à Grenoble,
un espace de fabrication numérique et de partage des savoir-faire

Le Fab Lab de La Casemate

Un espace de fabrication numérique et de partage des savoir-faire

 

Centre de culture scientifique, technique et industrielle créé en 1979, la Casemate a ouvert début 2012 un Fab Lab dans ses locaux, place Saint-Laurent à Grenoble.

Le numérique permet aujourd’hui non seulement de communiquer, s’informer et dialoguer à distance, il facilite aussi l’accès du plus grand nombre à la production en ligne (textes, photos, vidéos, programmes) et à la fabrication d’objets.
En effet, grâce à la simplicité d’usage de machines à commande numérique, tout le monde peut se lancer dans la fabrication de mobiliers, d’éléments décoratifs, de dispositifs électroniques, et d’un très grand nombre d’objets divers. En téléchargeant des plans sur internet, ou en dessinant ses propres patrons sur un logiciel 2D ou 3D, n’importe qui peut fabriquer son projet dans un Fab Lab.

Issus du prestigieux Massachussets Institute of Technology (MIT) aux États-Unis, les Fab Labs sont des ateliers ouverts à tout public composés de machines à découper (laser), de fraiseuses, et d’imprimantes 3D.
À la Casemate, l’équipe du Fab Lab propose régulièrement des formations, des ateliers et des projets de construction (cadran solaire, skate, guitare électrique, etc.).
Toutes ces activités sont ouvertes à tous les publics ; l’objectif est de lutter contre la fracture numérique, en faisant la démonstration qu’on peut utiliser à la fois internet et une machine à bois, et de changer le regard sur les gestes techniques en montrant qu’anciennes et nouvelles technologies peuvent se marier pour le meilleur.

Plusieurs projets visant l’égalité des chances et la lutte contre la fracture numérique se déroulent dans le Fab Lab de la Casemate, en particulier en direction des jeunes de 15 à 25 ans.
Il s’agit notamment du projet Fab Labs Solidaires, en étroite collaboration avec la Fondation Orange, et le partenariat en cours de développement avec l’École de la Deuxième Chance Isère (E2C Isère).


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L’ArTisterie

Un pôle culturel de l’économie sociale

Après une dizaine d’années de travail en commun, les coopératives culturelles Tchookar et Dyade emménagent ensemble dans de nouveaux locaux pour y installer L’ArTisterie et contribuer ainsi à la redynamisation culturelle, sociale et économique du centre ancien de Fontaine.

Ils vont transformer une ancienne villa abandonnée en un pôle culturel de l’économie sociale avec, au rez-de-chaussée, un espace de création culturelle pouvant accueillir des répétitions et des résidences d’artistes, mais aussi un lieu de pratique, de découverte et d’apprentissage destiné aux habitants et artistes de toutes prétentions. Il y aura même une petite scène pour accueillir du public !
Les étages sont destinés à un pôle de ressources de gestion-diffusion-production, un pôle audio-visuel, et des espaces de travail polyvalents (car les artistes ont, eux aussi, besoin de bureaux…).

Ainsi, en s’appuyant sur son savoir-faire de production culturelle, l’ArTisterie va faire profiter le quartier de son expérience en matière d’ingénierie de projet culturel, d’innovation sociale et de participation citoyenne, ainsi que d’une offre de médiation culturelle et de loisir culturel complémentaire et décalée par rapport aux cursus actuels (école de musique, éducation populaire, salles de spectacle).
À plus long terme, il s’agit de peser sur l’attractivité de ce bout de ville en s’appuyant sur les artistes et leurs publics.

En résumé, il s’agira d’un lieu où s’activent des artistes de tous horizons, avec un parti pris affirmé d’ancrage sur le territoire, de transversalité des activités culturelles, de brassage de publics différents, et de construction d’une alternative au mode de production capitaliste.

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L’Accorderie

Un réseau d’entraide et d’échange de services

Une accorderie est un système d’échange de services dont la monnaie d’échange est le temps.
Le principe est qu’une heure de service rendu est égale à une heure de service reçu. L’heure du jardinier a la même valeur que celle de l’informaticien.

À Grenoble, l’Accorderie développe le « pouvoir d’agir » des accordeurs en favorisant les échanges interpersonnels entre ses membres, l’implication dans le fonctionnement de l’association (ce travail est aussi crédité en heures) et la construction de projets collectifs qui contribuent à la vitalité de leurs quartiers.

Son ambition est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Elle vise donc les personnes touchées par ces réalités. Mais pas seulement, car pour faire reculer la précarité économique et relationnelle, il est indispensable de renforcer en même temps les liens de solidarité entre des personnes d’âges, de conditions sociales et de nationalités différents.
C’est pourquoi la mixité sociale est une des conditions de réussite d’une accorderie et celle-ci est donc ouverte à tous, sans distinction de profil ou de quartier de résidence.

Concrètement, en six mois d’existence à Grenoble, déjà 114 transactions ont été enregistrées (dont 20% sont des services rendus à l’Accorderie).
L’ouverture d’un local et le premier poste d’animateur permettent de faciliter la rencontre entre les accordeurs et de stimuler les échanges collectifs, étape souvent nécessaire pour créer la confiance avant les échanges interpersonnels.

En savoir plus : http://www.accorderie.fr/grenoble/

Rues du Développement durable

Aider les entrepreneurs à s’installer dans des locaux adaptés

Alors que de nombreux entrepreneurs stéphanois rencontrent des difficultés pour trouver un local adapté à leur activité, le quartier du Crêt de Roch dispose de nombreux locaux vacants, à proximité immédiate du centre-ville de Saint-Étienne.

L’association Rues du Développement Durable est créée en 2009 pour relever un défi : favoriser l’installation de tout projet susceptible de rendre ce quartier plus convivial, plus solidaire, plus économe, plus créatif… et donc plus attractif.

Pour cela, l’association met d’abord en place un appui aux « porteurs d’idées » afin de les aider à concrétiser leur idée et à l’intégrer aux dynamiques du quartier.

Pour répondre aux problématiques concrètes de locaux, elle entretient un contact régulier avec les propriétaires de rez-de-chaussée vacants du quartier et se tient prête à saisir des opportunités.

Elle a ainsi développé un réel savoir-faire pour le montage de projets d’installation dans ces locaux, en adaptant au cas par cas le mode d’occupation immobilière.

Parfois l’association loue, rénove et sous-loue des locaux à des porteurs de projets.

D’autres fois, l’association active son outil d’action foncière destiné à acquérir et rénover des locaux : la société d’investissement solidaire Crêt de Liens.
Cette société créée en 2010 a su regrouper des citoyens autour d’un projet solidaire, afin d’investir en circuit court pour l’avenir de leur quartier, et de contribuer à soustraire durablement certains locaux de la spéculation immobilière, en maîtrisant leur loyer.

À ce jour, six locaux font partie de ce « réseau d’initiatives » et hébergent 18 porteurs de projets (d’un garage à vélos collectif, à un café parents-enfants, en passant par un atelier-boutique de couturières…) dans un esprit de solidarité et d’entraide, au service de la dynamisation du quartier.

En savoir plus : sur le site de RDD

VRAC

L’achat groupé dans nos quartiers

VRAC (Vers un réseau d’achat en commun) développe des groupements d’achat pour favoriser la solidarité et l’entraide des habitants des quartiers populaires.

Face aux difficultés économiques et financières, ces habitants orientent souvent leurs dépenses du quotidien vers les produits les moins cher au détriment de la qualité, de la durabilité ou de l’efficacité. Pourtant, des produits de qualité peuvent être rendus accessibles au plus grand nombre, en groupant les achats, en éliminant les intermédiaires et en favorisant les circuits courts. En proposant cette autre façon de consommer, c’est aussi combattre la précarité, revaloriser l’image de soi et favoriser l’agir individuel et collectif.

Une réelle participation des habitants dans le groupement d’achat est un facteur clé de succès du projet à l’échelle d’un quartier.
Dans les projets de VRAC, les habitants sont force de proposition, expriment leurs besoins et choisissent le type de produits qu’ils souhaitent acheter ensemble (alimentation, produits d’entretien et d’hygiène, équipements…). Ils sont aussi acteurs et s’impliquent concrètement dans la logistique : gestion des commandes, reconditionnement et distribution des produits.

Avec l’appui de partenaires locaux (bailleurs, centres sociaux, MJC, écoles et collèges, collectivités locales, associations,…) VRAC est aujourd’hui présent dans le quartier de La Duchère à Lyon, au Prainet à Décines, aux Noirettes et au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin, aux Minguettes à Vénissieux et à l’Arsenal à Saint-Fons.

En savoir plus : asso.vrac@gmail.com /// www.vrac-asso.org

Retour en vidéo sur 1 an et demi d’aventure sur le blog Croisons le faire

L’association Vrac a été doublement récompensée par le concours « S’engager pour les quartiers » le 22 mars 2016.Inbox

 

 

Sereale

La plateforme locale de services entre particuliers

Sereale est une plateforme de services entre particuliers qui met en relation ceux qui ont besoin d’un coup de main à domicile, avec ceux qui cherchent un complément de revenus.

Toutes sortes de services à la personne sont concernées : bricolage, jardinage, garde d’enfants, aide informatique, ou livraison de courses.
Pour ces prestations ponctuelles, le rôle de Sereale c’est de simplifier au maximum la mise en relation (internet, téléphone), de prendre en charge tous les aspects administratifs (contrat de travail, attestation Pôle Emploi, Urssaf, bulletin de salaire, paiement sécurisé…), et de sécuriser les interventions (vérification du sérieux des intervenants, paiements par CB, assurance petite-casse, couverture sociale…).

Finalement, cela permet à des particuliers de s’échanger des services, en toute légalité, en toute simplicité, et pas plus cher que le travail au noir grâce à l’intervention de Sereale et aux aides fiscales.

Installée dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble depuis le mois de juin 2014, cette jeune entreprise compte déjà plus de 400 utilisateurs actifs sur l’ensemble de l’agglomération.

Pour l’équipe fondatrice « C’est un projet qui a une portée sociale, en ces temps de crise qui appellent à une plus grande solidarité, tout en valorisant l’effort, le lien social de la proximité et la reconnaissance. Et en luttant contre le travail illégal ! Nous souhaitons donner la possibilité aux utilisateurs de se rendre utiles, en donnant un coup de main à quelqu’un qui a besoin d’aide, ou de l’autre côté, en donnant un coup de pouce financier à quelqu’un qui a besoin d’un complément de revenu.»

Actualité : en juin 2017 Labo Cités apprend la fin de l’aventure Sereale, « qui n’a plus les moyens de déployer sa solution à une échelle suffisante pour atteindre un niveau d’activité viable. »