Le 30 juin 2015 au site WOOPA à Vaulx-en-Velin, 65 personnes ont découvert et échangé autour de 7 projets innovants pour les quartiers et s’appuyant sur de nouvelles approches et de nouveaux modèles économiques. Continuer la lecture

Le 30 juin 2015 au site WOOPA à Vaulx-en-Velin, 65 personnes ont découvert et échangé autour de 7 projets innovants pour les quartiers et s’appuyant sur de nouvelles approches et de nouveaux modèles économiques. Continuer la lecture
L’insertion socio-économique des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en étude, ni en formation est un défi sociétal majeur. D’autant qu’ils montrent parfois méfiance et lassitude vis-à-vis des institutions. En réponse à ce défi, le mouvement associatif Les Cités d’Or a conçu les écoles buissonnières dont la philosophie d’action est l’inclusion humaine: permettre à ces jeunes de trouver un sens à leur vie pour s’inscrire dans la société en tant que citoyen à part entière.
L’association est présente sur l’agglomération lyonnaise depuis 2013.
Une école buissonnière, c’est une démarche de 9 à 15 mois pour accompagner un groupe de 10 participants. La composition du groupe se fait dans un réel souci de mixité sociale, culturelle et générationnelle. Les rencontres se font dans des lieux en proximité avec les jeunes (salle municipale, centre social, chez l’habitant…). L’accompagnement se déroule en trois temps :
Bref, les « écoles buissonnières, ce sont des parcours d’autonomie, d’employabilité et de
citoyenneté.
Les Cités d’Or ont commencé leur activité uniquement sur la base du bénévolat et sont
aujourd’hui essentiellement financées par les pouvoirs publics (État, Régions, municipalités) et des fondations privées. Reconnue d’intérêt général depuis 2013, l’association souhaite
aujourd’hui développer des sources d’autofinancement. Ainsi, elle lance des formations de
formateurs destinées aux accompagnants, animateurs, éducateurs et formateurs qui souhaitent revisiter leur pratique et/ou s’outiller dans la transmission de l’une des cinq compétences
humaines fondamentales que l’équipe des Cités d’Or a formalisées en autant de modules
pédagogiques.
Contact : Karim Mahmoud-Vintam, co-fondateur et délégué général (Lyon) – kmv@lescitesdor.fr
En savoir plus : www.lescitesdor.fr
Ma Cité d’Or : des « pépites » révélées par des jeunes de quartiers populaires, émission RCF Radio le 6 septembre 2018, 18 min
14 jeunes volontaires des Cités d’Or sont allés à la découverte des arrondissements lyonnais pour en dénicher des pépites humaines, matérielles et immatérielles.
En créant les conditions du dialogue entre jeunes des quartiers populaires et les acteurs
institutionnels, économiques et associatifs d’un territoire, la société Nes & Cité touche chaque année près de 100 000 personnes à travers la formation, la médiation et l’accès à l’emploi.
Le premier principe d’intervention de Nes & Cité est d’aller vers les jeunes, sur leur lieu de vie, et de les mettre en dynamique de recherche d’emploi. Concrètement, des séances de coaching sont organisées afin de les préparer à la recherche d’opportunité de recrutement et à rencontrer des employeurs. Le deuxième principe est de créer des opportunités de rencontres professionnelles entre les entreprises et les candidats issus de la diversité.
Pour cela, Nes & Cité organise 5 types d’opérations Jobs & Cité en faisant venir des entreprises au cœur des quartiers, ou en donnant aux candidats l’envie de se rapprocher des employeurs :
Globalement, le modèle économique de Nes & Cité repose sur une combinaison de
prestations et de partenariats avec les acteurs publics et privés.
Concernant les acteurs publics : Nes & Cité répond aux commandes des collectivités territoriales pour des prestations de médiation, de diagnostics des modes d’occupation de l’espace public et de conseil en prévention situationnelle.
Concernant les acteurs privés : Nes & Cité propose des prestations de formation et de conseil sur les thèmes de la gestion de conflit, de la médiation, du recrutement et du management de la
diversité. Enfin, les opérations Jobs & Cité sont généralement financées par des entreprises et des fondations privées.
Contact : Abdel Belmokadem, directeur – abdel.belmokadem@nesetcite.com
En savoir plus : www.nesetcite.com
Pistyles est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) avec un double métier : jardinier et médiateur. Le projet est né en 2013 du constat que les espaces de vie extérieurs des quartiers urbains sont souvent des « non-lieux » : lieux de passage et/ou lieux de conflit d’usage, mais rarement des lieux de rencontre. La nature qui s’y développe est comme une « nature morte ». L’absence de réelle réflexion sur leur gestion en font des espaces où la biodiversité est faible, où la durabilité des végétaux et leur beauté n’est pas conservée.
Avant toute intervention dans un quartier, Pistyles réalise un état des lieux écologique et une analyse des dynamiques sociales. Ce diagnostic permet de dresser un portrait complet du site et ainsi proposer la gestion la plus ajustée possible. Puis, avec le budget habituel consacré à l’entretien des espaces verts, Pistyles met en place l’approche suivante :
C’est ce cocktail qui fait le caractère innovant de Pistyles et constitue son modèle économique. Aujourd’hui, l’initiative est lancée sur l’agglomération lyonnaise et testée sur cinq résidences du bailleur social Est Métropole Habitat.
Contact : Thomas Gentilleau, fondateur – tgentilleau@pistyles.eu
En savoir plus : www.pistyles.eu
L’association brondillante La Fabrique d’Objets Libres a pour projet d’équiper un véhicule (un camion ou bien un ancien bibliobus) pour en faire un Fablab sur roues. Les machines que l’on trouve habituellement dans un tel lieu créatif y seront intégrées: imprimante 3D, découpe vinyle, découpe laser, petit outillage, matériel électronique… La Fabrique Mobile aura vocation à circuler sur tout le territoire rhônalpin et ainsi proposer des actions in situ pour promouvoir la fabrication numérique et les valeurs portées par les Fablabs, à savoir * :
En créant la Fabrique Mobile, l’objectif est de rendre accessible la fabrication numérique aux personnes socialement ou géographiquement isolées, que ce soit en zone rurale ou urbaine, en allant à leur rencontre dans leurs lieux de vie. Afin de s’adapter à un large public et d’ouvrir le champs des possibles, des partenariat sont en train d’être établis avec différentes structures intéressées pour accueillir la Fabrique Mobile. Parmi elles : des écoles primaires, des collèges, des universités, des mairies, des bibliothèques, des musées, des MJC, des entreprises, des établissements publics numériques (EPN) …
Actualité du projet : La Fabrique d’Objets Libres est désormais à Saint-Priest et la Fabrique Mobile s’est orientée vers les entreprises. En savoir plus
* Cf. la charte des Fablabs énoncée par le Massachusetts Institute of Technology, créateur du concept.
La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Bottines & Bottillons Services et l’entreprise sociale Optimômes conjuguent leurs expériences et leurs compétences au service des collectivités locales, des entreprises et des parents de l’agglomération lyonnaise (et potentiellement d’autres territoires de Rhône-Alpes). Ces deux structures partenaires proposent des modes de garde et d’accueil « sur-mesure » pour les enfants, visant à :
Concrètement, Bottines & Bottillons et Optimômes gèrent des structures d’accueil de faible capacité (dont des micro-crèches), selon des modalités de financement originales. Entreprises agréées de Services à la personne, elles proposent des accueils à domicile répondant aux problématiques des horaires dits atypiques. Elles développent également des projets adaptés aux parents inscrits dans des parcours d’insertion.
En bref, Bottines & Bottillons et Optimômes sont attachés à l’égal accès à des services de qualité pour tous les enfants d’un territoire, et particulièrement les enfants des familles les plus précaires. Ces familles qui, souvent, cumulent basse qualification, faible rémunération, horaires de travail décalés et… monoparentalité.
Contact : Ny Aina Rakotovahiny, gérant de Bottines & Bottillons –
na.rakotovahiny@bottinesetbottillons.fr
En savoir plus : www.bottinesetbottillons.fr
De nombreux quartiers en ville n’offrent plus de commerce de proximité à leurs habitants. La qualité de vie au quotidien s’en ressent, notamment pour les personnes les moins mobiles, et le lien social se dégrade. L’épicerie mobile a été créée en réponse au défi de faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité tout en recréant des pôles de vie dans ces quartiers.
Concrètement, l’épicerie mobile c’est un camion-magasin qui va à la rencontre des consommateurs et s’installe une demi-journée par semaine dans un quartier. Le quartier en question, ainsi que l’espace de stationnement, sont déterminés en collaboration avec les municipalités et les acteurs de terrain (associations et habitants). L’épicerie mobile propose des produits frais (viande, fromages, fruits et légumes) issus de l’agriculture locale, et des produits de quotidienneté (huile, farine, épices…) issus de filières responsables.
La première tournée du camion-magasin débutera en septembre 2015. Elle desservira plusieurs quartiers de l’agglomération lyonnaise – dont des quartiers populaires – ayant un déficit en commerces alimentaires de proximité. L’épicerie mobile passera ainsi sur les communes de La Mulatière, Francheville, Lyon, Villeurbanne et Vénissieux. L’objectif de ce lancement ciblé est de montrer que l’épicerie répond à un vrai besoin des habitants, avec la volonté de tester le modèle économique pour un développement du concept au niveau régional.
Actualité : en mars 2017 L’épicerie mobile a fermé ses portes en raison de « la difficulté pour obtenir des autorisations d’emplacement et de la fragilité de la réalité économique »
La Web@cadémie est une initiative de l’association ZUPdeCo en partenariat avec l’école d’informatique Epitech, dont la pédagogie favorise l’auto-progression et l’adaptabilité. Depuis 2010, la Web@cadémie forme gratuitement au développement et à l’intégration web, des jeunes femmes et hommes de 18 à 25 ans, passionnés d’informatique et sortis du système scolaire sans le baccalauréat.
Après une pré-sélection réalisée en collaboration avec les acteurs publics de l’emploi (dont les missions locales), l’admission des candidats se fait au regard de leur motivation et de leur savoir-faire en informatique. Le cursus dure ensuite deux ans. La première année, en enseignement intensif, permet aux participants d’être opérationnels sur les technologies web actuelles. La deuxième année, en alternance, est destinée à approfondir la formation et à mettre en pratique les enseignements en situation professionnelle. À l’issue de ce parcours certifié par Epitech, les entreprises du secteur du numérique disposent pour accompagner leur développement, de jeunes professionnels opérationnels ayant développé des qualités d’adaptabilité aux processus et outils.
La Web@cadémie est implantée à Lyon, où la 2e promotion est en cours, ainsi qu’à Paris. 175 jeunes ont bénéficié du dispositif depuis sont lancement : 65% des étudiants sont allés jusqu’au bout du cursus, 25% poursuivent leur formation en alternance vers un bac+5 et les autres occupent un emploi.
Les projets à court terme de la Web@cadémie :
Contact : Sophie Viger, directrice de la Web@cadémie – sophie.viger@zupdeco.org
En savoir plus : www.webacademie.org